La webpolitique, enjeu des Municipales 2014

Samedi 5 octobre 2013, je participais aux côtés de quatre autres intervenants à la première vidéoconférence du « Tour de France des Webcampagnes », un projet lancé par Pierre Guillou, le fondateur et dirigeant du site Elus 2.0.

Webcampagne : pourquoi faire ?

L’objectif de cette conférence en ligne était de définir les fondamentaux d’une webcampagne, d’expliquer pourquoi il était devenu nécessaire aujourd’hui de coupler sa campagne traditionnelle de terrain avec une campagne en ligne et par quels moyens. Pas facile de couvrir en une heure l’intégralité du sujet mais des points intéressants ont été abordés dont en voici un résumé. (Je vous invite à regarder la vidéoconférence dans son intégralité ici.)

Définition d’une webcampagne

Tout d’abord et comme le souligne justement Boris Jamet-Fournier, une webcampagne n’est pas virtuelle. La conversation qui a lieu en ligne via les réseaux sociaux ou son site web avec son électorat a un impact sur les actions « offline », c’est-à-dire de terrain. Oui, les deux canaux de communication font bel et bien partie de la « vraie » vie…

Pourquoi une webcampagne ?

A l’heure où Internet est présent dans (quasiment) tous les foyers, et accessible depuis son ordinateur, sa tablette ou son smartphone, la webcampagne est devenu indissociable de la campagne traditionnelle réalisée sur le terrain, et constitue un moyen supplémentaire de créer le lien avec son électorat et ses partisans.

Comment faire sa campagne en ligne ?

Comme le précise Florian Hervéou, Internet regorge d’outils gratuits pour effectuer sa webcampagne. Même si certaines stratégies requièrent l’intervention de professionnels et d’experts en webcampagne, la plupart des réseaux sociaux, outils de veille et de statistiques ne demandent que de la ressource Temps.

La mise en place des stratégies va dépendre de l’avancée de la campagne déjà menée sur le terrain. On n’applique en effet pas les mêmes stratégies de webpolitique en début de campagne ou à un mois de l’élection.

Par exemple, lorsque je suis arrivée à Chicago en octobre 2012 soit quatre semaines avant les élections, tous les efforts de l’équipe d’Obama étaient portés sur la préparation du GOTV (Get Out The Vote), c’est-à-dire les 3 jours précédents l’élection durant lesquels il faut mobiliser la population pour qu’elle se déplace aux urnes.

Ce qu’on peut dire, c’est que peu importe l’étape de la webcampagne, il existe des objectifs simples qu’un candidat peut viser via les réseaux sociaux qui sont à sa disposition :

Accroître sa notoriété : notamment via Facebook, en ayant une présence, en publiant des contenus de qualité et de façon régulière, et en répondant aux commentaires de ses « fans ».
Gagner en visibilité (de soi et de ses actions) : le candidat peut combiner blog, envoi d’emailing, Twitter, Facebook…
Engager la conversation avec son électorat, recueillir les doléances de la population, lancer des discussions avec les sympathisants, tout cela grâce au potentiel de réactivité que représente Twitter (à condition que le réseau soit suffisamment utilisé).
Cory Booker, dont je parlais dans un article récent, est l’exemple de ce possible usage de Twitter.
Recruter et fidéliser ses militants en faisant en sorte qu’ils prennent part à la campagne, qu’ils se sentent investis d’une mission, tels des ambassadeurs du candidat. Pour cela, il est indispensable de leur donner les moyens de se saisir des outils de campagnes. Des conférences Google Hangout, ou le partage de documents et de calendrier en ligne peuvent être des moyens d’atteindre cet objectif.

C’est ce que l’équipe de campagne d’Obama a réussi à faire en créant le Dashboard, une plateforme collaborative dédiée aux volontaires de la campagne 2012. (Je décris cet outil ici.) Et ce sont pour la plupart des dév de la Silicon Valley qui ont bénévolement contribué au développement de ce puissant réseau.

En résumé, il est possible de développer sa webcampagne avec de petits moyens en commençant par se servir des outils en ligne et des réseaux sociaux, ainsi que des compétences de ses militants qui ne demandent qu’à offrir de leur temps. Et lorsque la campagne aura gagné du terrain, des équipes de professionnels experts en webcampagne pourront vous épauler !
Parmi eux :
Pierre Guillou, fondateur Elus 2.0 et Webcampagnes.net
Boris Jamet-Fournier, consultant à La Netscouade et militant socialiste
Florian Herveou, CEO TuttiVox et directeur du CompanyCampus
Vincent Moncenis, fondateur de Digitale Box et expert en big data
Cynthia Moos, consultante en stratégies digitales et webpolitique

Bonne conférence !

PS : Si vous souhaitez me contacter, merci de m’écrire à l’adresse mentionnée en page Contact, ou de me laisser un DM sur mon compte Twitter. A bientôt !

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