Réseaux sociaux : pour le meilleur ou pour le pire ?

Vous trouverez ci-après la traduction d’un rapport sur l’usage des réseaux sociaux réalisé par Knight Foundation et Monitor Institute qui s’intitule « Cyber citoyens: pouvoir, danger et potentiel des réseaux ».

Danger et potentiel des réseaux sociaux

Le rapport, disponible sur www.connectedcitizens.net, dresse un état des lieux des réseaux sociaux, en prenant l’exemple de 70 réseaux qui oeuvrent pour bâtir une communauté toujours plus engagée. Ensemble, ces réseaux ont lutté et sont parvenus à la transparence des gouvernements, l’assurance santé pour les plus âgés, l’assistance aux victimes de désastres naturels et bien plus.

Le futur des réseaux sociaux : trois scénarios

L’étude nous projette en 2015 et imagine trois scénarios représentatifs de la société, en fonction de l’évolution de la relation des citoyens à l’information et des relations entre les citoyens.
Le premier scénario envisage un monde de méfiance, où les inquiétudes sur le respect de la vie privée dominent et les internautes se retirent peu à peu de l’espace public. Le second propose une vision plus optimiste et un environnement plus confiant avec des internautes qui se connectent pour apporter des améliorations à leurs communautés au niveau local. Enfin, le troisième dépeint une société hyper flexible, qui se façonne plutôt par les préférences individuelles que la localisation géographique.

L’objectif de cette étude est d’aider des décideurs et animateurs du Web à comprendre comment utiliser les réseaux sociaux dans le but de promouvoir les changements dans les communautés. Le rapport englobe notamment cinq moyens très efficaces d’utiliser les réseaux sociaux pour des actions sociales, parmi lesquels être à l’écoute des internautes pour enrichir ses connaissances du domaine et accepter une part d’imprévu pour laisser aux internautes la liberté d’échanger en ligne ou sur le terrain.

Les technologies, point d’ancrage des réseaux sociaux

L’étude souligne également le rôle central joué par les technologies et les innovations en matière de communication. Elles permettent d’aider à maîtriser le pouvoir des réseaux et à le répartir justement. Comme l’explique Mayur Patel, Vice-Présidente de Knight Foundation, « nous avons plus que jamais la possibilité de nous connecter les uns aux autres. Pour être acteur de progrès, nous devons comprendre le potentiel que représentent les réseaux sociaux, et comment ils peuvent être utilisés pour promouvoir ce progrès. »

Selon Diana Scearce, Consultante Senior chez Monitor Institute, « les réseaux sont faits de gens, de relationnel et de confiance. Il n’y a rien de nouveau, mais les technologies sont en train d’amplifier notre capacité à nous connecter, et les décideurs et animateurs de communautés ont ainsi la possibilité d’exploiter au mieux ce potentiel. »

Conclusion : Etre acteur du changement

A en croire ce rapport, il revient donc aux acteurs des réseaux sociaux – autrement dit, nous – de décider quelle direction donner à l’usage de ces nouveaux médias. En espérant que nous garderons en tête des valeurs comme le partage, l’altruisme et la philanthropie, et ne sombrerons pas dans un repli individualiste et virtuel.

Sources

Texte original en Anglais (« Social Networks in 2015: How Will People Connect for the Greater Good? »)

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Une réponse à Réseaux sociaux : pour le meilleur ou pour le pire ?

  1. Ok super billet, on en apprend tous les jours…. merci !