Wikileaks: la révolution de l’information 2.0

Alors qu’on pouvait encore douter du pouvoir d’Internet en politique, voilà qu’il y fait une entrée fracassante avec le site Wikileaks.org. Ce dernier lève le voile sur des documents diplomatiques américains classés confidentiels et fait trembler le Pentagone en les diffusant sur le Web.

L’information par le Web

julian assange

Julian Assange

Julian Assange. Ce nom est devenu en quelques jours sur le Web le plus populaire et le plus redouté. Celui qui est l’initiateur de Wikileaks est d’ailleurs aujourd’hui activement recherché par les autorités américaines, pour avoir voulu jouer le chevalier blanc du journalisme et publié sur Internet des documents administratifs américains confidentiels. Ces rapports et notes internes révèlent comment l’Amérique observe le reste de la planète, et font d’Internet une plate- forme légitime de l’information.

Internet: une menace diplomatique?

Ces révélations menacent-elles l’équilibre diplomatique? Remettent-elles en jeu les relations internationales établies par nos chefs de gouvernements? Pour certains analystes, la confiance au coeur des relations diplomatiques se retrouve sérieusement entamée. Et Wikileaks est perçu comme l’ennemi numéro un du Pentagone.

Des informations manipulées?

wikileaks you safely get the...Julian Assange revendique la suprématie de la transparence de l’information. Mais transparence veut-elle dire vérité? Pas si sûr. Retraçons le parcours de ces fuites. Elles naissent par le vol d’informations d’un militaire américain, qui les transmet à Wikileaks. Ce dernier collecte les milliers d’informations dérobées, remet ensuite une base d’informations fragmentaires aux médias traditionnels, qui ensuite nous proposent leur propre retranscription de ces informations. Autrement dit, il s’agit là d’un traitement parcellaire de l’information et d’un long cheminement, bien loin de garantir la véracité et l’objectivité de ces fuites.

Le pouvoir des médias sociaux

En dépit des tumultes diplomatiques provoquées par ces fuites, l’affaire Wikileaks révèle surtout l’importance des nouveaux médias qui s’affirment comme source d’information à part entière. Internet s’affiche comme un cinquième pouvoir au service de la vérité. Grâce au Web 2.0, qui se veut participatif, Wikileaks propose aux internautes un accès direct à l’information brute, pour une approche objective. Nous assistons à un nouveau mode de communication où le lecteur devient actif dans sa recherche d’informations, grâce à l’ouverture et l’accessibilité des données que garantit Internet.

Diplomatie et information 2.0

Internet prend donc le pas sur les relations internationales et montre son pouvoir en tant que cinquième média. « Communiquer ensemble, sans aucune barrière », telle est le leitmotiv de Julian Assange, l’ancien hacker à l’origine de Wikileaks.
Une recherche de transparence à tout prix, qui semble avoir atteint son but: déstabiliser les Etats-Unis et lever le voile sur les dessous du monde diplomatique. Cependant, cette affaire sert-elle réellement l’intérêt collectif? A qui cela profite-il vraiment? Quoiqu’il en soit, force est de constater que l’affaire Wikileaks vient servir la réputation du Web 2.0 qui s’affirme enfin comme source légitime d’informations.

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